Coach scolaire dans une école secondaire depuis septembre, un constat interpellant nait. 

Lors de la définition de mon cadre de travail auprès de la direction, ma mission principale était de mettre en place des ateliers de coaching scolaire au sein de chaque classe avec comme thèmes principaux : « c’est quoi apprendre ? » « se concentrer » et « mémoriser efficacement ». 

De fil en aiguille, je me retrouve à créer un document partagé avec mes collègues pour qu’ils puissent effectuer des demandes spécifiques avec les classes ou les étudiants qui en éprouvent le besoin. 

Le constat est sans appel ! Les étudiants souffrent d’absence de méthode de travail et les enseignants ne sont pas outillés (ou trop peu). Depuis septembre, j’ai reçu des demandes allant du simple « Untel étudie mais s’y prend mal » à « Je suis Mme Untel, je vois telle matière et j’aimerais que tu viennes coacher mes étudiants pour qu’ils puissent retenir ».

WoW ! Quid de la formation initiale et continuée des enseignants ? Pourquoi ne savent-ils pas aider leurs propres élèves pour la matière qu’ils enseignent ? C’est sur base de cette réflexion que j’ai entamé une première recherche sur la formation initiale des enseignants. Effectivement, il existe un référentiel de 13 compétences à développer qui met l’accent sur la nécessité de développer, dès la formation initiale, la posture réflexive des futurs enseignants. En creusant un peu ce Décret de 2001, à aucun moment, il n’est question d’outiller le futur enseignant sur « apprendre à apprendre », sur de la méthode de travail en tant que telle. 

De nature enthousiaste, j’étais convaincue que j’allais trouver dans les catalogues de formation ce qui manquait cruellement à la formation de base. C’est en déchantant que j’agrémente cet article… Sans prétention d’être exhaustive au niveau de mes recherches et analyses, le bilan est médiocre. Les formations appelées « apprendre à apprendre », ne sont pas des formations axées sur les méthodes d’apprentissages ou des outils concrets mais ce qui se cache derrière est plutôt des méthodes sur les pédagogies actives où l’enfant est acteur de son apprentissage. Seule une formation intitulée « apprendre à apprendre » fait vraiment l’objet de ce que l’on attend d’elle avec un appui des neurosciences, les manières d’apprendre, les piliers de l’apprentissage et des outils. Me voilà à demi-rassurée… 

C’est avec un regard méta que ma réflexion de coach scolaire continue. En posant le bilan que la formation initiale et la formation continuée ne sont pas axées sur les méthodes d’apprentissage, il va falloir réagir efficacement. Le coach scolaire devrait pouvoir, au même titre que la logopède et autres professionnels, venir dans les écoles pour aider les élèves mais également proposer des sessions pour guider les enseignants. En parallèle à cette réflexion, la formation initiale et continuée devraient également être plus développées sur les réelles méthodes d’apprentissage afin de réponde aux enjeux de l’éducation d’aujourd’hui ! 

Lindsay Riche

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