Il serait très difficile de vous faire croire que le coaching scolaire est une formule miracle qui ne nécessite que très peu de temps, d’efforts et d’investissements pour que la situation scolaire d’un jeune puisse changer brutalement. D’une part, en réduisant en l’espace d’un simple claquement de doigts les difficultés scolaires et d’autre part en remontant les notes à l’allure d’un sprint du tour de France.

Et je vous donne tout à fait raison sur ce point… Si vous pensez que le coaching est une pratique relevant du miracle, cet article va très certainement vous décevoir. Loin de moi l’idée de dévaloriser le coaching scolaire (c’est tout de même mon métier), mais plutôt de casser les mythes, les contes et légendes qui persistent autour de cette pratique. 

Mes quelques années d’expérience dans le domaine du coaching m’ont montré que les avis sur cette pratique sont souvent tranchés et ça peut se comprendre au vu du possible manque ou détournement de l’information. 

Je vais tenter via cet article de vous décrire une partie de ma vision du coaching scolaire et de déconstruire certaines idées préconçues que l’on peut avoir sur cette pratique assez récente qui peut être controversée, dérangeante ou encore idolâtrée.

LES PERCEPTIONS DU COACHING SCOLAIRE

Je constate souvent une certaine  dichotomie dans la perception du coaching scolaire. D’un côté, nous avons les anti-coachs qui ne peuvent pas penser que le coaching apporte un zeste de positif au jeune. Dans le top des arguments, on retrouve souvent le “casse tirelire” ou un label “coaching” afin de mettre un autre terme que “cours particuliers”. 

Et de l’autre, nous avons les pros coachs qui pensent qu’à eux seuls, ils peuvent résoudre l’ensemble des problèmes d’un jeune ou lever l’ensemble des points de blocage. Les familles ont déjà fait appel à d’autres professionnels qui n’ont pas pu ou très peu améliorer la situation de leur enfant. Elles ont alors l’espoir qu’un coach parviendra à trouver THE solution. 

Elles attendent souvent beaucoup du coach et ont quelques fois des demandes qui ne relèvent pas réellement du coaching scolaire. 

Dans un cas ou dans l’autre, il est important d’éclaircir le métier de coach scolaire et de préciser ses missions. 

Est-ce aussi la mission du coach de communiquer sur son métier? Sans doute, mais pas que.  Le point de vue du coach est biaisé et souvent, il va tenter de défendre sa besogne, ce qui est normal.

Je suis d’accord pour dire que le coaching scolaire est sans doute une réponse précise à un problème particulier (comme un manque de méthode de travail, des difficultés à pouvoir s’orienter ou une confiance en soi qui serait sous-évaluée). Mais par contre, je refuse de dire que le coach est capable à lui seul de remédier à l’ensemble des problèmes du jeune. 

J’ai joué  sur l’honnêteté avec le titre de cet article et je vous ai affirmé que le coaching n’était pas LA solution.  LA, sous entend la réponse absolue et indiscutable pour toute difficulté ou problème rencontré à l’école. 

Mais on peut se l’avouer, tous les coachs ne font pas réellement du coaching. Mais ça, c’est une autre histoire… Bien que chacun voit le coaching scolaire sous un angle différent, il est important de se faire son propre avis. Mais comment ?

Pour se forger une opinion, il est préférable de croiser les retours et expériences des familles, des jeunes et des personnes qui travaillent de près ou de loin avec des coachs. 

Si vous voulez vous renseigner sur le coaching, intéressez-vous de l’intérieur au processus en questionnant les personnes qui ont directement pu bénéficier du service : les jeunes et les familles. Ce sont principalement à eux de définir les avantages et les inconvénients du coaching et clairement, je suis content de ne pas retrouver une définition universelle du coaching scolaire.

Si elle existait, elle devrait être construite, à mon sens, non pas uniquement par des professionnels mais aussi par des jeunes.

Le diagnostic ne fait ni le médecin ni le coach scolaire

Est-ce que le fait qu’un médecin vous annonce le bon diagnostic fait de lui une personne compétente pour vous prescrire le bon médicament ? Pas vraiment. Mais par contre cette réalité est difficile à comprendre puisque l’humain est construit de telle manière qu’il accordera plus facilement sa confiance à une personne qui arrive à faire le bon diagnostic. Dans l’exemple médical, un patient aura plus de chance de prendre le médicament prescrit par le médecin si celui-ci a posé le bon diagnostic et a réussi à comprendre le problème de son patient.

C’est pareil dans le coaching scolaire. Le coach scolaire doit pouvoir trouver les mots justes pour décrire la situation-problème d’un jeune et mettre le doigt sur ce qui est sensible. Faut-il encore que le jeune et la famille puissent être d’accord avec non pas le diagnostic mais l’analyse du problème du coach.

Et c’est là que le bas blesse souvent. Un accord explicite doit obligatoirement être trouvé lors d’une réunion en tripartite (jeune-famille-coach). Chacun doit être au clair avec les besoins, les attentes et le plan d’action du coach. On dit d’ailleurs en coaching qu’on ne donne pas de garantie de résultats mais de moyens. Et donc on ne cherchera jamais à ce qu’un jeune passe de 10/20 à 18/20 en math mais par contre on se doit de lui apporter tous les moyens à notre disposition pour qu’il puisse progresser. 

Est-ce que le fait qu’un médecin vous annonce le bon diagnostic fait de lui une personne compétente pour vous prescrire le bon médicament ? Pas vraiment. Mais par contre cette réalité est difficile à comprendre puisque l’humain est construit de telle manière qu’il accordera plus facilement sa confiance à une personne qui arrive à faire le bon diagnostic. Dans l’exemple médical, un patient aura plus de chance de prendre le médicament prescrit par le médecin si celui-ci a posé le bon diagnostic et a réussi à comprendre le problème de son patient.

C’est pareil dans le coaching scolaire. Le coach scolaire doit pouvoir trouver les mots justes pour décrire la situation-problème d’un jeune et mettre le doigt sur ce qui est sensible. Faut-il encore que le jeune et la famille puissent être d’accord avec non pas le diagnostic mais l’analyse du problème du coach.

Et c’est là que le bas blesse souvent. Un accord explicite doit obligatoirement être trouvé lors d’une réunion en tripartite (jeune-famille-coach). Chacun doit être au clair avec les besoins, les attentes et le plan d’action du coach. On dit d’ailleurs en coaching qu’on ne donne pas de garantie de résultats mais de moyens. Et donc on ne cherchera jamais à ce qu’un jeune passe de 10/20 à 18/20 en math mais par contre on se doit de lui apporter tous les moyens à notre disposition pour qu’il puisse progresser. 

Est-ce que le fait qu’un médecin vous annonce le bon diagnostic fait de lui une personne compétente pour vous prescrire le bon médicament ? Pas vraiment. Mais par contre cette réalité est difficile à comprendre puisque l’humain est construit de telle manière qu’il accordera plus facilement sa confiance à une personne qui arrive à faire le bon diagnostic. Dans l’exemple médical, un patient aura plus de chance de prendre le médicament prescrit par le médecin si celui-ci a posé le bon diagnostic et a réussi à comprendre le problème de son patient.

C’est pareil dans le coaching scolaire. Le coach scolaire doit pouvoir trouver les mots justes pour décrire la situation-problème d’un jeune et mettre le doigt sur ce qui est sensible. Faut-il encore que le jeune et la famille puissent être d’accord avec non pas le diagnostic mais l’analyse du problème du coach.

Et c’est là que le bas blesse souvent. Un accord explicite doit obligatoirement être trouvé lors d’une réunion en tripartite (jeune-famille-coach). Chacun doit être au clair avec les besoins, les attentes et le plan d’action du coach. On dit d’ailleurs en coaching qu’on ne donne pas de garantie de résultats mais de moyens. Et donc on ne cherchera jamais à ce qu’un jeune passe de 10/20 à 18/20 en math mais par contre on se doit de lui apporter tous les moyens à notre disposition pour qu’il puisse progresser. 

Vous avez dit coach scolaire?

Quelle que soit la discipline : coach de vie, coach sportif, en développement personnel, parental ou encore scolaire, le travail et la posture reposent sur un même cadre. Le coach est avant tout un accompagnant. Le mot “accompagnant” vient de la racine latine du mot “compagnon” qui veut dire “manger son pain avec l’autre”. Le coaching est par définition un processus qui se passe ensemble. A la fois le jeune a besoin du coach mais le coach a aussi besoin du jeune. Il existe donc une forme d’interdépendance entre le coach et le coaché.  D’une certaine façon, leur relation est indispensable à la construction de l’accompagnement. L’intérêt qu’ils vont tous deux porter au coaching va avoir un impact direct sur la réussite du coaching. 

Le coach doit se positionner comme un praticien et non comme un thérapeute. 

Il est là pour soutenir, pour guider et pour faire remarquer quand ça va bien mais aussi pour remettre les pendules à l’heure quand ça ne va plus. 

Et même s’il est vrai que le coaching est souvent à l’initiative des parents, il ne peut démarrer qu’à la condition sinequanone que le jeune veuille bien travailler avec le coach ou tout du moins, essayer.

J’aime beaucoup les jeunes qui sont perplexes et sceptiques à l’idée de ce que pourrait leur apporter le coaching scolaire. Ils ont raison de douter et c’est au coach de pouvoir leur montrer de façon pragmatique ce qu’ils vont pouvoir retirer du coaching. 

Qu’il y ait un contrat ou non, le coaching scolaire se base surtout sur l’expérience du moment et sur le ressenti des deux parties. Il faut bien entendu que le jeune soit prêt à recevoir de l’aide extérieure, chose qui n’est pas toujours facile à accepter.

Et aller expliquer à un jeune qu’il doit voir le coaching scolaire comme une opportunité alors que ça lui tombe dessus n’est pas une mission facile. 

Comme j’explique souvent lors de la première séance, dans la vie, on a quelquefois besoin de faire appel à quelqu’un d’extérieur. Ça fait personnellement 10 ans que je conduis ma voiture et que je la connais presque par coeur et je suis pratiquement le seul conducteur de mon véhicule.

Mais par contre si un pneu venait à crever sur la route, je serais incapable de pouvoir le changer. Je devrais appeler mon assurance et demander l’aide d’un mécanicien. Je n’ai pas honte de ne pas pouvoir changer mon pneu moi-même mais je me dis qu’un jour j’y arriverai peut-être sans aide extérieure. 

Cette analogie peut apporter un certain réconfort chez les jeunes qui “subissent” le coaching comme une  sanction des parents.

Dans mes coachings, je ne force jamais la main. J’essaie généralement de passer un accord avec le jeune pour qu’on puisse simplement tester une séance ou l’autre sans s’engager plus loin. Cela peut lui permettre de juger de la pertinence ou non du coaching mais surtout lui donner des cartes en main pour qu’il puisse jouer dans la partie. 

Même si c’est généralement la famille qui paie les séances, c’est le jeune qui est l’acteur principal de la pièce qui va se jouer. C’est donc lui qu’il faut pouvoir convaincre et rassurer tout en étant clair sur les modalités du coaching scolaire.

Accepter un coaching par simple sympathie de son entourage est souvent naturel dans un premier temps. Mais très vite, on peut détecter si un jeune est réellement impliqué ou non dans les séances. 

S’il peut en tirer des bénéfices mais surtout, s’il s’engage à mettre en pratique les méthodes et les outils vus ensemble, c’est sur une bonne lancée. 

La pratique du coaching reste un moyen complémentaire et pas supplémentaire aux apprentissages. Tout coach scolaire qui se respecte sait si la demande émise par les parents relève bel et bien du coaching ou non.

Malgré l’ambiance détendue et le lien existant entre le coach et le coaché, ce n’est pas tout le temps une partie de plaisir et il y a un réel travail à réaliser par le jeune. 

Je conclus en disant que le coaching ne joue que pour un très faible pourcentage dans l’amélioration de la scolarité des jeunes. Les séances ne jouent que pour 20% du processus. Les 80% restant c’est le travail jusqu’à la sueur au front des jeunes.

Nicolas Lehette, psychopédagogue et coach scolaire

Notre formation en ligne DCS (Devenir Coach Scolaire)

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